Les mondes invisibles.

Les papiers photosensibles réagissent aux stimuli chimiques, mécaniques, et donnent naissance à de nouveaux terrains de jeu visuels. À l'aide d'un scanner, ces matériaux physiques bruts sont agrandis afin de révéler ce que nos yeux nus ne pourraient voir.

A l'instar de l'importance de la distance photographique, une juste distance à la matière agrandie change les repères visuels tout en conservant un ancrage vers de possibles univers. Ce point crucial et propre à chaque matériaux et réactions permet la réappropriation des formes et des textures offertes.

L'exploration photographique ressemble ici au déplacement virtuel d'un territoire impossible à embrasser en entier, que l'on fait glisser, pivoter, recadrer jusqu'à trouver l'évocation évidente de lieux qui se tenaient là, cachés. 

Travail en cours, 2020-2022

Tirages jet d'encre, formats et papiers variables.